Sans conteste, en un siècle, les papas ont perdu beaucoup de leur autorité.
D’abord parce que la loi leur en a enlevé
Jusqu’en 1958 (c’était avant-hier…), un père pouvait demander l’incarcération dans une maison de détention, pour un délai d’un à six mois, d’un enfant qu’il jugeait indigne. Il pouvait aussi le déshériter. Rien de tout cela n’est plus permis aujourd’hui.
Ensuite parce qu’il partage désormais cette autorité avec la femme
À partir de 1965 (c’était hier…), les deux époux exercent ensemble l’autorité familiale sur les enfants à naître. En même temps, la femme peut exercer une profession sans l'autorisation de son mari, disposer de ses biens propres, les gérer librement et ouvrir un compte en banque.
Enfin parce que la société a changé
En 1908, les enfants n’étaient pas admis à la table des grands avant leur septième année ; une fois assis, ils n’avaient le droit de prendre la parole que si on les y avait invités. En 2008, ils sont bien souvent devenus le centre du repas familial, ils sont invités à s’exprimer, on les interroge. Dans les années 1970, la mode voulant que l’enfant puisse davantage exprimer ses potentialités si on ne le contrariait pas, on est passé d’une société du « oui, père » à celle du « non, papa ». Bref : les relations familiales se sont modifiées et l’autorité paternelle en a pris un coup.