Certes, le Tour de France rencontre chaque année son lot d’accidents et de problèmes, mais il est également ponctué d’évènements cocasses et impérissables.
Jusqu’en 1930, le règlement strict imposé par Desgrange donna également lieu à des scènes épiques. C’était le temps des baignades collectives du peloton et des nuits à la belle étoile. Rappelons qu’à l’époque, les coureurs n’avaient droit à aucune forme d’assistance extérieure. C’est ainsi qu’Eugène Christophe, virtuel leader du Tour 1913, fut contraint de réparer lui-même sa fourche brisée.
Le spectacle fut pour le moins comique, puisqu’il ne fallut pas moins de trois juges pour surveiller les exploits de forgeron du malheureux coureur.
Il faut également évoquer l’incroyable échappée (135 km) et la victoire de Koblet dans la 11e étape de l’édition de 1951. Toujours tiré à quatre épingles, celui que l’on surnommait « le pédaleur de charme » avoua plus tard qu’il devait cet exploit sportif à une poussée d'hémorroïdes mal soignée la veille !
Personne n’a oublié, par ailleurs, la mésaventure de Pedro Delgado qui perdit la course dès le prologue, à cause d'une envie pressante. On se souvient également de l’Espagnol Manzaneque et de l’Italien Taccone qui, lors du Tour 1964, épuisèrent leur stock d’injures respectives avant de descendre de vélo et d’en venir aux mains.
Enfin, en 1979, alors qu’Hinault était en route pour un deuxième sacre consécutif, un spectateur promit au premier coureur qui passerait devant chez lui, à Échevronne, son poids en vin des Hautes-Côtes. Le généreux producteur s’était donc présenté à la remise des récompenses avec cinq caisses de vin.
Tout le monde fut alors très amusé de découvrir le petit gabarit du gagnant, dont le poids n’équivalait même pas à celui de trois caisses !
Impossible de recenser ici toutes les anecdotes de la plus célèbre des courses cyclistes, mais nul doute qu’elle nous réserve encore un bon nombre de belles surprises. Alors pour être aux premières loges, rendez-vous sur les routes du Tour !