Aventurier, écrivain, penseur, homme politique, combattant de la résistance, son idéal de justice et de liberté le pousse dès 1926 - il a alors 25 ans - à participer à la révolution chinoise. Son roman La Condition humaine , tiré de son expérience auprès des révolutionnaires chinois, lui vaut en 1933 le prix Goncourt.
Rattaché aux mouvements d'extrême gauche, Malraux dénonce le totalitarisme nazi dans Le Temps du mépris (1936). Durant la guerre d'Espagne, il s'engage aux côtés des républicains contre le fascisme espagnol et dirige l'aviation étrangère. Il témoigne de son engagement dans son roman L'Espoir (1937).
Partisan de l'action, pour Malraux, " un homme est la somme de ses actes, de ce qu'il a fait, de ce qu'il peut faire ".
Compagnon du général de Gaulle, il participe au gouvernement en 1945-46 et de 1958 à 1969 il est ministre des Affaires culturelles.
Érudit, passionné de psychologie de l'art et d'esthétique, il écrit de nombreux ouvrages de référence à propos de l'art : le Musée imaginaire (1947), la création artistique (1948), la Monnaie de l'absolu (1950), les Voix du silence (1951), le Musée imaginaire de la sculpture mondiale (1952-1954), la Métamorphose des dieux (1957). On lui doit cette définition de l'Art : ..." On peut aimer que le sens du mot art soit tenter de donner conscience à des hommes de la grandeur qu'ils ignorent en eux ."